Geco air

Un projet porté par L’IFP Energies Nouvelles
Domaine d'application
Mobilité
Objectifs
Encourager les comportements eco-responsables & améliorer les politiques publiques de mobilités
Présentation synthétique du cas d'usage
Description du service
L’application Geco air a été développé pour lutter contre la pollution de l’air. Elle aide chaque utilisateur à comprendre l’empreinte des émissions polluantes de ses déplacements et lui délivre des conseils personnalisés pour la réduire et ainsi participer à l’amélioration de la qualité de l’air.
Le cœur de l’application Geco air est l’analyse des déplacements en voiture, partant du constat que le mode de conduite à un impact fort sur les émissions de gaz polluants.
L’application permet aussi d’analyser d’autres types de mobilités afin de mettre en perspective les niveaux d’émissions concrets en fonction du choix du mode de transport.
Des services personnalisés supplémentaires comme la qualité de l’air à l’endroit où on se trouve et la météo prévue le long de ses trajets, participe également à encourager l’utilisation de l’application.
L’IFPEN collecte les données des utilisateurs pour ses travaux de recherches. Les utilisateurs en sont clairement informés dès le téléchargement de l’application, l’utilisation des données est documentée de façon très pédagogique et il est possible de demander la suppression de ses données à tout moment.
A quel besoin il répond ?
Les données collectées à travers l’application sont utilisées par
1/ Les individus pour mesurer leur empreinte carbone, améliorer leur habitude de conduite, mesurer le gain de l’utilisation d’autre mode de transport.
2/ les chercheurs IFPEN pour construire une cartographie des émissions polluantes en usage réel et développer des outils d’aide à la décision permettant de contextualiser et objectiver les politiques d’aménagement d’infrastructures en indiquant par exemple l’impact des modifications d’infrastructure sur les émissions polluantes, le bruit ainsi que la sécurité des usagers.
3/ Les collectivités pour identifier les zones critiques en matière de qualité de l’air, planifier les futurs aménagements urbains et in fine modifier leurs politiques publiques de mobilité.
Comment ça fonctionne ?
Les utilisateurs peuvent renseigner le modèle de leur véhicule afin d’identifier ses caractéristiques, et pour les non-automobiliste leur moyen de transport préféré. L’application fonctionne ensuite de façon quasi automatique. Pendant le trajet, le GPS du smartphone fournit des indications sur la vitesse du véhicule, qui sont envoyées vers des modèles numériques développés par IFPEN et stockés dans le cloud.
Ces modèles estiment les émissions polluantes de NOx, de particules, de CO2 et de monoxyde de carbone.
Dans le cas d’une mobilité se passant déjà d’automobile, l’application détecte également de manière automatique le mode de transport et calcule les polluants associés si toutefois il en existe (hors course à pied, vélo, marche et trottinette).
Dans certains cas, la détection d’un trajet réalisé en bus peut être confondue avec un trajet voiture, moto ou encore covoiturage car la dynamique est assez similaire. Dans ce cas, l’utilisateur peut modifier manuellement après coup le mode de transport observé sur un trajet, ce qui permettra aux algorithmes d’apprentissage de savoir lors d’une répétition de ce même trajet le véritable mode de transport emprunté.
Année de lancement
2017
Echelle de déploiement
Déploiement national

Infrastructure self data utilisée
Type d’infrastructure :
Développement propre à l’IFPEN
Nom du fournisseur :
IFPEN
Fournisseurs de données complémentaire :
- Atmo
- OpenWeather
- Here maps
- WAQI
- L’argus
Détails sur l’hébergement :
IFPEN/OVH

Retour d'éxpérience
Les principales réussites
Une appli exemplaire pour sa transparence sur la manière dont sont utilisées les données et son approche très pédagogique qui permet d’illustrer et rendre accessible les travaux de l’IFPEN
Plus de 150 millions de kilomètres pour alimenter la science, entraîner les modèles et surtout avoir une connaissance de plus en plus fine de l’empreinte carbone des déplacements, de l’impact des aménagements routiers, et de l’évolution de la part modale des déplacements.
Les principales difficultés
Les collectivités ont parfois encore du mal à se saisir du potentiel des analyses produites par les chercheurs et experts de l’IFPEN, il y a une dimension multifactorielle complexe à prendre en compte pour planifier les aménagements et l’offre de mobilité de demain
Enseignements à partager
« Un bon outil, ne fait pas tout » il est nécessaire de l’accompagner d’une bonne animation.
L’application n’a pas de vocation commerciale. Le développement de l’application s’inscrit dans la mission d’intérêt général de l’IFPEN, qui lui permet de ne pas avoir besoin d’un retour sur investissement et qui le libère de la nécessité de construire un modèle économique sur ce service.
En quelques chiffres
80 000 comptes créés 3 000 utilisateurs réguliers par mois
Cadre de mise en oeuvre
Travaux de recherche de l’IFPEN
Pour aller plus loin
Contacts
Guillaume Sabiron :
Guillaume.sabiron@ifpen.fr
Ressources complémentaires
Le site internet de Geco air documente très finement le fonctionnement de l’application